9ème Fête des Crus 2008 Charentay (69) le 27 avril 2008.

Quelques histoires...

GAMAY...

Cépage rouge de prédilection des beaujolais et des vins de Loire , le gamay est apprécié pour le côté léger et fruité qu'il donne au vin.

C'est lorsqu'il est cultivé sur des terroirs granitiques que le gamay donne les meilleurs résultats. C'est pour cette raison que les monts du Beaujolais ont été plantés de ceps de gamay tandis que les coteaux bourguignons sont plantés de pinot noir . À ce sujet, un édit de Philippe le Hardi , duc de Bourgogne , évoque le « vil et déloyal Gamay » : il avait en effet remarqué l'influence de la nature des sols sur les vins et ordonné en conséquence de ne planter que du pinot noir jusqu'à Mâcon et du gamay au-delà. Ce décret du XIV e  siècle permet de comprendre les usages viticoles actuels.

Les vins élaborés à partir de ce cépage expriment des arômes très fruités et épicés :

N'étant pas des vins très structurés, les gamays ne sont généralement pas destinés au vieillissement. Cependant, les meilleurs, cultivés dans la région des crus du Beaujolais ( Moulin-à-vent , Morgon , Chénas , Juliénas , Chiroubles , etc.) atteignent huit à dix ans pour les années les plus réussies.

Les gamays se marient très bien avec la charcuterie et les fromages frais par exemple. Ils peuvent aussi faire de bons apéritifs . Ils sont autorisés aussi pour la fabrication de certains champagnes.

 

DES VINS, DES VINS...

Il y a un proverbe qui dit : "Peu importe le vin, pourvu qu'on ait l'ivresse", mais je trouve ça vraiment idiot

C'est comme si on disait : "Peu importe la femme, pourvu qu'on ait...le vertige de l'amour."

D'ailleurs à ce propos, il m'est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je puis dire, la primeur.

C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas , une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Châteauneuf du Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!!

Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin.

Ah quelle belle journée ! On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes Rôties on a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon.

D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie !

Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'ai le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pouillac, en effet, j'étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s'est retrouvés, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit -" Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay ! "

En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran : - "Ne m'en veut pas, je voulais juste être sure que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre".

Depuis on ne sait plus cuités

 

 

 

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